Dans l'ombre du chemin, nous revenons souvent,
A l'endroit qui pour nous, représente l'auvent,
Ce « chez nous » extérieur, qui par l'apaisement,
Nous procure un beau et rigide ciment.
Autrefois si sacré, ce lieu est sans effet,
Pourquoi ce sentiment, qu'aujourd'hui rien n'y fait ?
Papillon s'envole et rose qui embaume,
Soleil à son poste, mais où est donc le baume ?
La magie est partie, le souvenir s'éloigne,
Ce visage aimé, malgré ma forte poigne,
Jeune fleur en bouton, que destin a cueilli,
S'efface lentement, de mon cerveau vieilli.
Ton rire me reste, cristallin et si près,
Tout en flottant vers toi, encadré de cyprès
Je pense qu'eux aussi, un jour, leurs feuilles tombent,
Je leur marche dessus, en allant à ta tombe.